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En réponse à l'article du 27 juillet de Jean-Daniel Jordan de Lausanne, intitulé « Abricots valaisans, dommage ! » dans Le Nouvelliste.

 

L'idéal serait que chacun ait un abricotier dans son jardin.

C'est bien connu, un client mécontent fait beaucoup plus de bruits que cent clients satisfaits. Les producteurs valaisans d'abricots, notamment ceux qui s'occupent de la vente directe, ont à cœur de bien servir leurs clients de passage et ont adopté une charte de qualité supervisée par l'Interprofession des Fruits et Légumes du Valais avec des contrôles précis et réguliers.

Cela dit, étonnamment, il y a un procès récurrent contre l'abricot du Valais, trop ceci, pas assez cela, trop cher, pas assez sucré, trop petits, trop verts, etc... Mais l'abricot est un fruit délicat. Ceux qui le cultivent le savent bien. Entre le temps de la cueillette, le triage, le conditionnement, la vente et la consommation, un certain temps s'écoule. L'idéal serait que chacun ait un abricotier dans son jardin... Les Valaisans ont à cœur de produire un beau fruit de saison, tendre et juteux pour le marché frais, mais aussi pour confitures et conserves.

Il peut arriver qu'un client soit mécontent, comme notre ami Vaudois. Cependant, il serait regrettable d'en faire toute une histoire qui entache le travail de centaines de personnes.

Il faut préciser aussi que l'acheteur qui s'arrête dans un kiosque en bord de route ou dans une ferme a tout loisir de choisir la marchandise qu'il veut acquérir. Et l'on peut parier que l'année prochaine, M. Jordan de Lausanne reviendra acheter des abricots en Valais. Et qu'il prendra un peu plus de son temps - « hélas pressé », comme il le reconnaît lui-même - pour choisir nos meilleurs fruits. C'est ce que nous lui suggérons. A l'année prochaine et longue vie à l'abricot du Valais !

Laurent Léger

Président de la Société de Développement de Saxon